Changement Climatique Au Sahel : Boko Haram Et Crises Agricoles Alimentent Des Violences
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Changement Climatique Au Sahel : Boko Haram Et Crises Agricoles Alimentent Des Violences

12 June, 2026.Technology and Science.6 sources

Key Takeaways

  • Climate change drives droughts and floods, fueling resource scarcity and displacement in the Sahel.
  • Violent extremism erodes climate resilience, with militarized responses worsening conflict dynamics.
  • Climate adaptation efforts, including climate-smart crops and wells, boost resilience.

Sahel: climat et violences

À la fin des années 1990, une controverse oppose un courant néo-malthusien qui lie crise environnementale et conflits, et le courant de la Political ecology, qui insiste sur les facteurs politiques des crises, et le changement climatique s’impose ensuite dans les agendas institutionnels et scientifiques.

Partager la page Publié le Alors que les instances internationales peinent à s'accorder sur les réponses à envisager face aux déplacements de populations liés tant au changement climatique qu'aux crises environnementales, le problème reste omniprésent

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Dans le Sahel, région fortement affectée par l’insécurité alimentaire et les violences multiformes, l’article décrit une vulnérabilité renforcée par l’horizon du changement climatique, au point de faire figure de lieu des « crises sans fin ».

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L’article affirme que des travaux sur la région du lac Tchad, dans le contexte de la crise géopolitique régionale associée au nom de Boko Haram, ont fait évoluer les récits où l’environnement était indexé comme cause majeure de la crise géopolitique.

Il soutient que la dimension environnementale peut être présente mais n’est généralement pas centrale ni première dans ces analyses, et que l’entrée se fait souvent par la variable climatique avant sa traduction sur le climat socio-politique via des méthodes économétriques.

Le texte conclut que le changement climatique a recyclé des débats anciens sur les liens entre crises climatiques, crises agricoles et violences, tout en indiquant que la balance scientifique en sciences humaines et sociales relativise le poids du changement climatique dans les conflits actuels.

Menace de nouveaux conflits

Dans un article de l’UNESCO, le changement climatique est présenté comme un facteur qui remodèle le paysage physique et modifie aussi son paysage géopolitique, avec des impacts sur des ressources comme l’eau et les denrées alimentaires.

Le texte relie cette pression à la « légitimité produite » d’un État, en expliquant que la menace sur la capacité à répondre aux besoins de ses citoyens peut fragiliser des États, susciter des conflits internes, voire aboutir à son effondrement.

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L’UNESCO cite une Déclaration de son Président du Conseil de sécurité des Nations Unies en janvier 2018, qui affirme que le Conseil de sécurité « a conscience des effets néfastes des changements climatiques et écologiques » sur la stabilité de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

Le texte ajoute que l’Indice des États fragiles du Fonds pour la paix place la Corne de l’Afrique parmi les régions les plus vulnérables, citant Somalie, Éthiopie, Érythrée, Kenya, Soudan et Soudan du Sud.

Il décrit aussi un mécanisme de tensions entre communautés agricoles et pastorales, et mentionne qu’un épisode de sécheresse extrême et prolongée, comme en a connu la Somalie en 2011, peut ajouter un stress supplémentaire dans une situation déjà tendue de rareté des ressources.

Adaptation et arbitrages

Dans le Sahel et au-delà, un article d’ISS Africa décrit comment l’intensification de la violence jihadiste « undermining social cohesion » rend plus difficile la résolution des tensions liées aux ressources et la résistance aux effets du changement climatique.

Violent extremism erodes climate resilience in the Sahel

ISS AfricaISS Africa

Le texte explique que la gestion traditionnelle des ressources repose sur la coexistence de trois systèmes de production, pastoralism, agriculture et fishing, notamment autour du Niger River, avec des normes basées sur le droit coutumier et une architecture sociale supervisée par des responsables locaux.

Il indique que les conflits liés aux ressources sont « fueled by the increasing scarcity of resources » et que les tensions opposent notamment des éleveurs sédentaires et nomades, des éleveurs transhumants et des agriculteurs, ainsi que des éleveurs et des pêcheurs.

Pour répondre à ces conflits, le texte mentionne que le Burkina Faso et le Niger ont établi des structures d’arbitrage, et précise qu’au Niger, le Rural Code a permis la création de land commissions à plusieurs niveaux, tandis qu’au Burkina Faso une Village Land Conciliation Commission a été créée dans chaque village.

Enfin, un article de Climate Home News décrit une initiative en Somalie, l’Ugbaad, soutenue par un « $80-million grant » du Green Climate Fund, et cite Abdiaziz Ibrahim Aden disant : « Their productivity is increasing now ».

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