Sudan’s NISS Seizes Online Newspapers as Censorship Tightens Under Omar El-Béchir
Image: YOP L-FRII

Sudan’s NISS Seizes Online Newspapers as Censorship Tightens Under Omar El-Béchir

01 May, 2026.Sudan.6 sources

Key Takeaways

  • Sudanese authorities order media to regularise licenses by June 1, threatening action.
  • Al Jazeera Mubasher's license suspended for non-professional coverage.
  • Media groups condemned the directive; IFJ condemned crackdown.

Censure et contournement

Au Soudan, des journalistes décrivent un environnement où la censure s’est renforcée au fil des ans, poussant certains à quitter la presse imprimée pour lancer des médias en ligne.

Already accused of having ordered his followers to die of hunger to meet Jesus, Paul Mackenzie is the subject of a new case

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Dans un pays où « la censure n’a cessé de croître au fil des ans », un ancien rédacteur en chef explique qu’il et d’autres journalistes ont quitté « le papier » pour tenter l’aventure du « net » afin de « continuer à faire du journalisme indépendant ».

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Le reportage de VOA Afrique affirme qu’« environ une dizaine de journaux en ligne --tous en langue arabe-- ont ainsi vu le jour cette année », au moment même où le « redouté Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) continuait à saisir des exemplaires » de quotidiens après publication d’articles hostiles au régime du président Omar el-Béchir.

Adil al-Baz, présenté comme « emprisonné dans le passé » pour des articles critiquant la politique du gouvernement, dit qu’« Un journal papier fait face à une nouvelle ligne rouge presque chaque jour ».

Le texte rappelle aussi que le Soudan « pointe au 174e rang sur 180 pays » dans le classement 2017 de Reporters sans frontières (RSF) sur la liberté de la presse.

En novembre, le NISS a saisi des exemplaires des journaux indépendants Al-Tayar, Al-Jadida et Al-Watan, ce qui a représenté « une perte de plusieurs milliers de dollars » pour ces publications, selon le même article.

Le reportage ajoute que l’étau pourrait encore se resserrer si le gouvernement approuve une nouvelle loi permettant au Conseil de la presse d’interdire la publication d’un journal « pour une durée de 15 jours sans décision de justice ».

Cadre légal et saisies

Le contrôle de la presse au Soudan passe aussi, selon VOA Afrique, par un arsenal législatif visant à limiter la liberté de la presse, avec des mécanismes qui peuvent aller jusqu’à l’interdiction de publication.

Le reportage décrit que, selon la loi actuelle, le Conseil de la presse doit saisir la justice s’il veut interdire une publication « plus de trois jours », tandis qu’un nouveau texte permettrait au Conseil d’annuler les licences des journalistes et des journaux.

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Dabanga Radio TV OnlineDabanga Radio TV Online

Dans le même temps, le NISS continue d’agir après la publication d’articles jugés hostiles au régime du président Omar el-Béchir, en saisissant des exemplaires de quotidiens.

VOA Afrique cite un exemple précis : en novembre, le NISS a saisi les exemplaires des journaux indépendants Al-Tayar, Al-Jadida et Al-Watan, entraînant « une perte de plusieurs milliers de dollars » pour ces publications.

Le texte relie cette pression à une trajectoire de répression qui, d’après l’ONG Reporters sans frontières, combine « censure, procès et lourdes peines contre les journalistes ».

La situation s’inscrit aussi dans un contexte de fragilité économique, où « plusieurs journaux ne sont plus viables financièrement » et où les recettes publicitaires peuvent chuter pour les médias critiquant la politique gouvernementale.

Ahmed al-Cheikh, rédacteur en chef du Sudan Times, affirme que « Environ 60% des publicités présentes dans les journaux proviennent de structures contrôlées par le gouvernement », ce qui contribue à faire « fondre » les recettes publicitaires des journaux critiques.

Enfin, VOA Afrique rapporte que le salaire moyen d’un journaliste au Soudan est d’environ « 445 dollars par mois », un chiffre utilisé pour expliquer la difficulté à maintenir des équipes et des publications indépendantes.

Suspension d’Al Jazeera

L’International Federation of Journalists (IFJ) rapporte qu’« On January 16, Sudanese authorities announced the suspension of Al Jazeera Mubasher's broadcast license », en citant une couverture « 'non-professional' » des « anti-coup protests ».

L’IFJ condamne la décision et « urged the Sudanese military to end the repression of media freedom in the country », tandis que l’article rappelle que la chaîne « has extensively covered the protests against the army's seizure of power in Sudan ».

Le texte précise que la suspension signifie que « it will no longer be able to cover events in the country, such as pro-democracy protests ».

Il mentionne aussi que, selon des « pro-democracy doctors », « at least 64 protesters were killed », et que l’IFJ a fait état de « the closure of several media outlets and arbitrary detentions of journalists ».

L’article cite la position d’Al Jazeera, qui affirme que le ministère de la Culture et de l’Information a suspendu l’accréditation de ses journalistes Mohammed Omar et Badawi Bashir « due to 'non-professional coverage of Sudanese affairs' and the broadcasting of 'false information that harms the country's interests and its social fabric.' ».

Le texte ajoute que « The channel regards this act as an attack on press freedom itself » et appelle « international media and human rights organizations to condemn this assault on journalists' safety ».

Enfin, l’IFJ relie cette dynamique à des épisodes antérieurs, indiquant qu’en novembre 2021 « El Musalmi El Kabbashi, Al Jazeera's bureau chief, was arrested » et que les forces militaires ont « stormed his home ».

Directive de régularisation

Alors que l’IFJ décrit des suspensions de licences, Dabanga Radio TV Online rapporte une directive gouvernementale visant à régulariser le statut légal des médias.

Le texte dit que des organisations médiatiques soudanaises ont « strongly condemned a directive* issued to all media outlets by Sudan’s Ministry of Culture, Information, Antiquities and Tourism », donnant « them a one-month deadline to obtain official operating licences or “face legal action” ».

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La directive, « takes effect immediately », impose à « all media outlets – including domestic and international broadcasters, radio stations and digital platforms operating in Sudan – must regularise their legal status by 1 June 2026 ».

Le ministère affirme que la mesure vise « “restoring professionalism and order to the sector” », et que l’action s’inscrit dans le cadre des responsabilités du « National Press and Publications Council ».

Dabanga Radio TV Online indique que les autorités disent que les médias doivent « complete registration procedures and secure official permits issued through the relevant authorities, including the National Press and Publications Council », avant le « June 1, 2026 ».

Après cette date, « any outlet operating without authorisation will be considered in breach of the law and subject to unspecified legal penalties », selon la directive.

Le texte rapporte aussi que l’application serait menée « in coordination with the telecommunications and digital transformation authorities », ce qui suggère des mesures techniques et juridiques contre les organisations non conformes.

Dans ses réactions, Mohamed Abdelaziz, Secretary General of the Sudanese Journalists Syndicate, affirme que les données de l’index « is “only part of a more bloody and harsh local reality.” » et confirme que « 34 journalists have died while performing their media duty since the outbreak of the war ».

Réactions et bilan humain

Dabanga Radio TV Online rapporte que le syndicat des journalistes souligne une réalité locale plus dure que les chiffres internationaux, avec Mohamed Abdelaziz déclarant que « the data shown in the World Press Freedom Index is “only part of a more bloody and harsh local reality.” ».

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Le même article indique que le syndicat a enregistré « more than 680 Serious violation against media workers », et précise que ces violations incluent « arbitrary detention and enforced disappearance, physical assaults and the constant threat of liquidation ».

Abdelaziz affirme aussi que « Media organisations have been targeted, looted and destroyed in order to silence the voice of reason », et il ajoute que « these crimes will not lapse by statute of limitations and [we] will continue to monitor and document every hand that extends to intimidate journalists. ».

Le texte rapporte également la condamnation de Faisal El Baqer, General Coordinator of Human Rights Journalists (Jahr), qui qualifie la directive d’« indicative of “the Ministry of Information’s Repressive Approach” ».

El Baquer dit que « the decision makes it clear that the Ministry and the Authority are continuing the same approach aimed at suppressing freedom of the press and expression and controlling the media space. ».

Il compare cette approche à celle du régime d’Al-Bashir, affirmant que « which lasted for thirty years and did not succeed in suppressing the truth ».

Dabanga Radio TV Online ajoute que El Baquer affirme que « This war includes propaganda speech, verbal violence, and disinformation practiced by state-owned or pro-power institutions », et il cite l’idée que « the truth will remain bright and reach the people ».

Enfin, l’article mentionne que Jahr « will continue exercising its natural right » avec le slogan « Resistance Press », et appelle à résister à la « Tyranny ».

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